|
Depuis la mi-2008, la famille Llop Llagostera détient la totalité d’Aninoto, après avoir racheté 50% de l’entreprise fondée en 1978 à la famille Armengol. À l’issue de sa restructuration financée par des fonds propres, de nouvelles ressources apportées par la famille et des emprunts, l’entreprise est sur le point de lancer sur le marché la première collection complète, selon les informations publiées par Modaes.es. Outre les produits traditionnels (qui s’adressent à une femme classique qui recherche « le pantalon indémodable ») et la ligne la plus jeune, Nino, l’entreprise va lancer la collection Aninoto Vintage.
Son siège qui est établi à Sabadell (à Barcelone) regroupe un effectif de trente personnes qui réalisent les tâches de patronage, de découpe, de conception, d’administration ou de logistique, tandis que la fabrication est centralisée dans plusieurs ateliers au Portugal, à l’aide de tissus achetés en Italie à 80%.
Sa stratégie commerciale vise notamment à faire découvrir la marque dans plusieurs marchés, elle prévoit donc de participer à plusieurs salons dans le monde entier.
Ainsi, au mois d’octobre prochain, Aninoto se rendra sur le salon de Dubaï, en quête de contacts commerciaux au Moyen-Orient pour y ouvrir les premières boutiques en nom propre ; puis en janvier, à Paris. Le début de son aventure internationale a entraîné l’ouverture de son premier département d’exportations. Actuellement, près de l’intégralité des ventes d’Aninoto sont réalisées en Espagne (hormis un petit pourcentage qui est déjà vendu en France), à travers 800 à 900 points de vente multimarques. L’ouverture internationale permettra à Aninoto de contrebalancer la forte baisse de la consommation sur le marché espagnol qui a entraîné la fermeture de certains commerces dans lesquels elle distribuait ses vêtements jusque là.
|